
L'entrée au laos se fait par la "gate to indochina", littéralement la porte de l'Indochine. Ce pays n'existe plus depuis 100 ans, et pourtant c'est bien un bond de 100 ans en arrière que l'on fait en traversant le Mékong : moins de voitures, plus de vélos, des tracteurs chinois incroyables, moins de commerces, moins de lumières.
Notre première mission dans ce pays est de rejoindre Luang Namtha, ville située 300 km au nord de la frontière par bateau, soit 2 jours de navigation. Voici les étapes de cette épopée.
La négociation
Trouver un bateau semblait quasi impossible d’après les guides, ce fut en fait de trouver le bon prix le plus complique! Normalement on se regroupe avec d'autres occidentaux pour faire le voyage et on affrète un bateau. La femme chinoise servant d'intermédiaire faisait augmenter le prix du bateau en fonction du nombre de personnes intéressées par le voyage. A 16H00 le bateau coûtait 130 euros, a 18H00, il coûtait 160 euros. Heureusement nous avons pu éviter cette femme et trouver un bateau pour 4 personnes a 24 euros chacun. La super affaire! moins cher et moins de monde.
Le ciment
Le matin du départ, fiers comme des rois sur notre embarcation a 4 nous regardions de haut ceux qui avaient payes plus cher et étaient plus nombreux. Au bout d'un demi heure de navigation, nous nous sommes arrêtes en Thaïlande, de l'autre cote du Mékong, et avons embarque une tonne de ciment en paquets de 50 kilos. Les bords du bateau étaient a peine au dessus du niveau de l'eau. La remontée de la rivière Namtha comportant quelques rapides, nous avons reçu quelques gerbes d'eau pendant le voyage! De plus ce précieux chargement nous a ralenti et nous avons fini le voyage de nuit, dans une rivière ou le niveau de l'eau dépasse rarement 1 mètre et où les cailloux affleurent un peu partout. Les conducteurs de ces bateaux sont impressionnants pour leur connaissance parfaite de leur rivière.
La riviere Namtha
Cette rivière est la mère nourricière d'une série de village établis de place en place sur ses berges : elle leur fournit l'eau pour se laver, cuisiner, arroser les jardins en escaliers, suffisamment de poisson pour manger, et leur seul moyen d'accès et de communication. Nous avons pu ainsi assister a la vie quotidienne des habitants de cette vallée : la pêche, les séances de lavage collectives, l'arrosage des potagers... Aucun de ces villages ne possèdent ni l'eau courante ni l'électricité. C'est une vie d'un autre temps qui se déroule ici.
La soirée chez notre "boatman"
Le voyage durant 2 jours, le capitaine du bateau héberge et nourrit ses passagers pour la nuit. Fatigues et trempes, nous nous attendions a un accueil autour du feu avec un thé bien chaud. Il n'en fut rien, des notre arrivée, les femmes du village ont apporte a notre logis toutes leur création de tissage. Un sens de l'hospitalité un peu particulier, qui s'est confirme par la suite : la femme et les enfants de cette famille voulaient tout ce que l'on possédait de nos chaussettes a ma veste Gore Tex! La soirée fut tout de même chaleureuse et le petit déjeuner succulent : riz gluant et soupe de bambou!
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